
(MISE A JOUR mercredi 11 juin 2025 à 18h : L’Elysée a souhaité apporter des éléments de réponse à cette affaire (lire à la fin de l’article). Le palais présidentiel explique que les faits de harcèlement évoqués par le jardinier ne sont pas confirmés par l’enquête interne ouverte. Les services présidentiels évoquent une « mésentente entre collègues »).
Retour à la case départ. Un employé de l’Élysée a été renvoyé du palais présidentiel pour être recasé à son administration d’origine, la mairie de Villeurbanne, dans la métropole de Lyon, révèle une enquête du magazine Marianne.
Lucas G., 33 ans, était aussi en poste à la Lanterne, la seconde résidence d’Emmanuel Macron et Brigitte Macron dans l’immense parc du château de Versailles. Le fonctionnaire aurait été « recasé » à la mairie de Villeurbanne pour avoir dénoncé une situation de harcèlement. Il a décidé de saisir le tribunal administratif pour « abus de pouvoir » et révèle ses conditions de travail, images à l’appui.
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Un vestiaire insalubre dénoncé par le jardinier
L’enquête de nos confrères s’intéresse aux conditions de travail du personnel à l’Élysée. Ce jardinier transféré à Villeurbanne a dénoncé ses conditions matérielles, notamment en montrant en images son vestiaire insalubre à La Lanterne. Une vidéo publiée par le magazine montre un sol très sale, de l’eau qui tombe du plafond dans des bassines, un plafond avec des fissures, du matériel hors service…
Pour lui, son vestiaire était sans aération ni éclairage adapté, parfois inondé ou infesté de moisissures.
« On a dit que j’avais tord de me plaindre »
Le magazine révèle également qu’il n’y a pas d’instances représentatives (syndicats, CHSCT), pas d’élections professionnelles pour les 800 employés au service de la présidence de la République (jardiniers, cuisiniers, techniciens) qui « sont isolés et sans recours ».
Le trentenaire affirme aussi avoir été affecté à des tâches sans lien avec ses fonctions, parfois éloigné des autres équipes, tout en dénonçant par ailleurs un « harcèlement moral » qu’il explique par une mise à l’écart progressive, une absence de soutien hiérarchique et un sentiment d’humiliation.
Le fonctionnaire déplore : « Quand j’ai commencé à alerter (ma hiérarchie, NDLR), on a dit que j’avais tord de me plaindre, qu’il y avait d’autres priorités ».
Le jardinier est bien à la mairie de Villeurbanne
Sollicitée, la mairie de Villeurbanne a confirmé à actu Lyon que le jardinier en question « fait bien partie des effectifs de la municipalité ».
« Il a fait l’objet, à sa demande, d’une mise à disposition auprès de la présidence de la République. Il s’agit d’une procédure classique, par nature temporaire et à laquelle il peut être mis fin à la demande de l’employeur », selon la mairie.
Lucas G. « fait actuellement l’objet d’un accompagnement de la direction des ressources humaines dans le cadre de sa réintégration dans les services de la Ville ».
L’Elysée évoque une « mésentente entre collègues »
A l’Elysée, on explique que Lucas G. a « occupé le poste de jardinier au sein du département jardins de la Présidence de la République entre le 1er avril 2022 et le 16 mars 2025, date de fin de sa mise à disposition. »
Dans une déclaration faite à actu Lyon, les services de la présidence confirment que le jardinier « a fait état de situations de harcèlement auprès de sa hiérarchie et du service des ressources humaines ». Ce qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête interne.
Les conclusions de l’enquête ont révélé une mésentente entre collègues, ne pouvant être caractérisée comme du harcèlement. Pendant sa mise à disposition au sein de la Présidence de la République, M. G a été reçu et accompagné par les services compétents dès qu’il en a fait la demande et a été l’objet d’un accompagnement soutenu et bienveillant jusqu’au plus haut niveau de la hiérarchie administrative, ce qui démontre l’attention portée à son ressenti particulier et à nos agents de manière générale.
A propos du vestiaire évoqué par le jardinier, à l’Elysée, on précise « qu’un vestiaire avec douches et sanitaires est mis à disposition des personnels travaillant à la Lanterne » et que le salarié n’y vivait pas contrairement à ce qu’affirme Mariane dans une légende photo et des publications vidéos sur ses réseaux sociaux.
Le conflit entre l’Élysée et ce jardinier se réglera devant le tribunal administratif. Marianne indique que le palais présidentiel a déjà perdu face à d’autres agents de l’Élysée qui ont obtenu gain de cause via les tribunaux. Des agents ont même subi un état anxio-dépressif professionnel reconnu.
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