Avant l’ouverture du congrès des maires à Paris, Georges Cristiani, maire de Mimet et président de l’association des maires des Bouches-du-Rhône, décrit des élus écœurés et vent debout contre les économies imposées par l’État. Pourtant, ils restent les élus préférés des Français.
Les maires arrivent à leur congrès à Paris avec le même constat : un budget national bloqué, des économies imposées aux communes, et des élus locaux de plus en plus à bout. Pour Georges Cristiani, maire de Mimet, la colère ne vient pas seulement de l’argent, mais d’un métier qui se durcit, avec davantage de responsabilités et moins de moyens.
Interrogé sur l’usure des élus, le président de l’association des maires des Bouches-du-Rhône relève : « Dans les Bouches-du-Rhône, il y en a à peu près un quart qui arrête… chaque année ça empire. » Et il assume pleinement ce paradoxe : « Nous sommes au premier rang des personnalités préférées des Français… on va dire qu’on est les meilleurs pour gérer la France et heureusement qu’il y a les maires. »Face aux critiques de la cour des comptes, qui appelle à supprimer 100.000 postes dans les collectivités, il dénonce une logique absurde : « L’État se décharge sur les communes… et ensuite il demande de faire des économies sur le personnel. » Selon lui, le fossé se creuse entre un État qui dépense et des maires tenus d’équilibrer leurs comptes : « On ne dépense que ce qu’on peut dépenser. »
Interrogé sur l’usure des élus, le président de l’association des maires des Bouches-du-Rhône relève : « Dans les Bouches-du-Rhône, il y en a à peu près un quart qui arrête… chaque année ça empire. » Et il assume pleinement ce paradoxe : « Nous sommes au premier rang des personnalités préférées des Français… on va dire qu’on est les meilleurs pour gérer la France et heureusement qu’il y a les maires. »Face aux critiques de la cour des comptes, qui appelle à supprimer 100.000 postes dans les collectivités, il dénonce une logique absurde : « L’État se décharge sur les communes… et ensuite il demande de faire des économies sur le personnel. » Selon lui, le fossé se creuse entre un État qui dépense et des maires tenus d’équilibrer leurs comptes : « On ne dépense que ce qu’on peut dépenser. »
La métropole marseillaise est également pointée : « La Métropole ne peut pas assumer les ordures ménagères, les transports, le quotidien des deux millions d’habitants. »Plus grave encore, la montée des violences : « Il y a une inflation de la violence… un maire est exposé. » Et il accuse une forme d’abandon : « Le peuple est rejeté par son président de la République… les Français sont négligés par leurs dirigeants. »Quant au débat sur un éventuel statut de l’élu, il reste sceptique : « On n’a pas besoin d’indemnités supplémentaires… la reconnaissance, on est complètement dénigrés. »Et au congrès, il prévient : « Je n’y vais pas pour applaudir les autorités nationales, j’y vais pour essayer de faire en sorte que la France arrête de se gâcher. » 
Les « Maires de Provence », réunis à Vernègues (13) samedi 15 novembre © Aucun(e) – Maires de Provence

Georges Cristiani, maire de Mimet, président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône


